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Les solutions de live streaming et leurs usages 3/3

Suite et fin de notre série de 3 articles sur le Live Streaming. Partage d’expériences et bonnes pratiques mais aussi quelques pistes pour aller plus loin.

L’épisode 1 est à lire ici, l’épisode 2 se trouve

On l’a vu dans les articles précédents, pour autant qu’on soit créatif et qu’on ait une idée à partager, les solutions de LiveStream permettent de trouver de nouvelles audiences. Ceci vaut aussi bien en communication externe qu’en communication interne

Quelques exemples personnels pour illustrer cette série de sujets.

En communication interne j’ai organisé la réunion des Top 100 du groupe – autrefois présentielle – avec l’équipe de direction, bien loin de standards d’un meeting Teams. On passe d’une caméra à 1 autre, on intercale des vidéos, on propose un panel d’intervenants. On prends le pouls de l’audience avec des votes en direct avec l’aide de Mentimeter.

J’ai pu transformer la semaine de la sécurité qui réunissait tous les collaborateurs sur nos sites industriels, en rendez-vous quotidiens en ligne et en direct live des usines, smartphone 4G à la main, avec des tables rondes dédiées au sujet et partager avec les experts métier. Beaucoup plus impactant pour revenir sur un accident qu’une série de planches powerpoint à la qualité inégale. On était projeté sur le terrain pour mieux comprendre l’enchainement de situations ayant entrainées l’incident.

Dans ces deux cas, les retours des spectateurs ont été très positifs et soulignent le caractère pro de ces directs, même si cela reste fait maison, ce qui est apprécié également. Ne pas hésitez à montrer les coulisses pour renforcer cela.

J’ai aussi assuré les présentations live de nos solutions Office365, alternant les planches commentées en direct, la démonstration des outils, et les questions réponses avec l’audience. 

Mardi prochain je lance en interne des cours de stretching avec plusieurs collègues en direct de plusieurs pays, dont l’animatrice en direct de Stockholm, et les autres qui suivent au mieux. 

J’ai aussi organisé des pauses cafés à la rencontre d’un métier, d’un collaborateur, notamment pour proposer un peu plus de lien social à nos collaborateurs isolés en télétravail. Le distributeur à mauvais café finit par manquer à beaucoup d’entre nous. 

Tout cela est réalisé avec Streamyard, et streamé sur notre réseau social interne Workplace from Facebook. On aurait pu aussi retenir Teams et son extension Teams Event qui supporte ces flux RTMP mis à disposition par Streamyard.

En externe, j’ai pu organiser des conférences métiers diffusés sur Youtube, des visites de salons professionnels, et mis en place en plein confinement avec un artiste humoriste irrésistible – Hugues Lavigne pour ne pas le nommer et que je vous invite à suivre, un quizz interactif avec des invités lives, ou j’intervenais aussi sous la forme d’un avatar récurrent, une chaussette qui parle grâce à Snap Camera. Toute l’audience pouvait jouer via les commentaires et les 2 meilleurs revenaient la semaine suivante. 

Pour les curieux : https://fb.watch/5ymW2xmB7u/

Live Streaming et événementiel ?

L’événementiel lui-même se réinvente en marche forcée et les plates-formes qui se développent font la part belle au livestreaming pour permettre aux  experts de tenir leurs conférences métiers et aux commerciaux d’aller à la rencontre de leurs prospects. Il y a encore beaucoup à faire, la peinture est souvent très fraîche…

Ce n’est pas d’ailleurs un hasard si Hopin, l’une des grandes plates-formes d’évenementiel online, vient de racheter StreamYard

Mais quel que soit l’événement livestreamé, du cours de yoga au management meeting, le virtuel reprend les bonnes pratiques du présentiel. Il convient de l’annoncer, de relancer, d’encourager les partages, de choisir la bonne illustration qui attirera l’attention, la bonne accroche.

Encore des conseils ?

N’improvisez pas avec le matériel, testez le avant dans les conditions de votre direct, faites un live test rien que pour vous avec votre matériel, alternez les configurations pour tester le rendu qui vous convient le mieux. 

Si vous partez en live avec un smartphone pour couvrir un évènement, un spectacle, une conférence, rechargez le à 100% avant d’y aller, et prévoyez une batterie de secours un peu musclée. Pourquoi pas l’un de ces gadgets qui stabilisent l’image.

Si vous partagez une présentation, un 2ème écran est conseillé pour suivre le live en parallèle, et interagir avec l’audience

Dans les bonnes pratiques j’ai fait une fiche conseils à destination des speakers, comment se préparer, comment soigner le son, l’image, comment se connecter, comment éviter les rayures fines, comment se placer dans le cadre. Je la mets en partage ci-dessous:

Je leur impose une répétition, notamment pour tester la qualité de leur micro et de leur caméra. Je leur impose aussi de se connecter 15mn avant l’évènement pour les derniers réglages.

Je fais aussi systématiquement un conducteur partagé sous Google Docs pour ne pas m’y perdre. Préparez les grandes lignes de votre intervention, si vous êtes speaker et réalisateur pour ne pas vous perdre.  Personnellement je m’entraîne sur les lancements, avant de laisser cours à l’improvisation, mais mon conducteur n’est jamais loin.

Enfin tout ça ne pouvant fonctionner sans un bon réseau, je teste systématiquement mon signal 4G et mon wifi avant le direct, quitte à rebooter ma box si les résultats sont mauvais. Et je fais aussi tester le réseau de mes interlocuteurs en leur demandant de visiter speedtest.net le service d’Ookla pour valider ou non leur participation. 

A la maison j’ai aussi installé la solution réseau Speedify pour agréger plusieurs connections et éviter de faire un écran noir si le wifi tombe.

N’oublions pas le son, qui fait la moitié du travail.

Autant que faire se peut choisir un bon micro adapté aux conditions du live : Micro Casque ou oreillettes bluetooth type airpods pour plus de mobilité, plutôt que le micro d’ambiance du PC. Plus chic, un micro de table type Yeti ou le Elgato Wave 1 pour un son plus radio, plus riche, et un rendu “vu à la télé” à l’image avec un pied articulé de micro omniprésent (ca passe ou ça casse).

Faire attention aussi à l’endroit d’où l’on diffuse. L’open Space n’est pas forcément l’idéal, même avec peu de collègues, une pièce dépouillée sans meubles non plus, car le son peut vite résonner. Un bureau cosy avec une bibliothèque pleine de livres enrichira la prise de son et fera un joli décor.

On peut aussi avoir envie d’injecter du son dans le direct, un jingle, des bruitages, et c’est souvent là que les soucis commencent, car un PC ou un Mac n’est pas une table de mixage. Il y a alors des solutions logicielles qui permettent de mixer le micro et les sources sonores du desktop, comme Voicemeeter gratuit sur PC, ou SoundFlower sur Mac. On peut aussi envisager de connecter une mini table de mixage USB, qui sera vue comme un micro par l’ordinateur. (Behringer Xenix par exemple).

Et on fait quoi avec l’audience ?

Et une fois le live lancé, avec le meilleur son possible et une belle image, il ne faudra pas oublier la modération, l’interaction avec le public, parer ou détourner les attaques de trolls. 

Se faire aider par un collègue ou un ami qui sera promu « modo » n’est pas une mauvaise idée ici. C’est fréquent sur les chaines Twitch. En interne, il faudra aussi parfois aider l’audience sur des problématiques plus techniques, soucis de connexion, d’orientation, …

Et pour aller plus loin !

La clé comme très souvent avec le digital est d’être curieux. Passer du temps sur Twitch, sur Youtube. Regarder les setups utilisés souvent mis en avant par les livestreamers.

On peut aller plus loin niveau matériel et rajouter une petite régie vidéo/son comme l’AtemMini de BlackMagic qui sera vue comme une webcam par l’ordinateur et permettra d’alterner entre plusieurs caméras ou sources vidéos. 

On peut penser à rajouter un prompteur mobile devant sa caméra ou son smartphone, certains suivent à présent la parole et déroulent le texte tout seuls (j’utilise ainsi PromptSmart).

On peut acquérir un lanceur de routines, je pense ici aux Streamdecks d’Elgato – désolé je les ai beaucoup cité mais ces articles ne sont pas sponsorisé et ils font de chouettes solutions abordables pour les streamers. Ces decks sont des minis tableaux de bord physiques, connectés au PC, qui permettent d’enchaîner des scénarios avec les outils de stream OBS, Twitch, Streamlabs, … On appuie sur un bouton et on change en même temps les caméras, le layout, les lumières LED de son décor…

Des livestreams sont aussi proposés en réalité virtuelle. Des concerts immersifs sont déjà proposés, ou des salles de cinéma virtuelle, chacun son casque sur la tête dans une salle virtuelle où l’on se retrouve assis à côté de l’avatar d’un inconnu du bout du monde, voire de @christianbelala ou de moi même, à regarder un film ou écouter un avatar pitcher son projet.

Facebook est sur le créneau et entre son Oculus Quest, et son futur univers virtuel Horizon, de nouvelles expériences de livestream sont à imaginer.

Reste à trouver aussi un modèle économique pour les acteurs du LiveStream pour ne pas les cantonner à un outil promotionnel avant tout. Les lignes bougent (citer TipJar), et les expériences en Chine laissent à penser que ce mouvement ne s’arrêtera pas avec la fin du confinement. Il faudrait un 4e article pour traiter ce sujet et ses répercussions économiques et juridiques.

Fin de la série. A vous Cognac Jay !

Proposé par
Lionel Chenet

J’ai à cœur d’accompagner la transformation des entreprises à l’écoute des utilisateurs finaux, de partager ma passion du digital en démocratisant les aspects technologiques. Je suis en veille permanente des nouvelles tendances digitales, pour mieux répondre aux défis de mes partenaires.

Joyeux Chief #Workplace Officer @workplacefromFB - Heureux Papa
Comité édito #deLaRoom #BonjourPPC

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