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#uchronie Et si Steve Jobs avait créé The Facebook en 2004 ?

Le principe d’une uchronie, tu connais ? Il s’agit d’un récit d’évènements fictifs à partir d’un point de départ historique.

Avec MagaliIngrid et Isabelle on s’est lancé dans une uchronie : Et si Steve Jobs avait créé The Facebook à Harvard en 2004 ?

Bienvenue dans cette uchronie

Lorsqu’il a été limogé de chez Apple en 1985, Steve Jobs a d’abord monté Next Computer. Mais ce que personne ne pressentait à l’époque c’est que ce génie du marketing avait un projet secret en tête. Monter un logiciel complètement révolutionnaire qui allait permettre aux personnes du monde entier de se connecter entre eux.

De passage à Harvard en juin 2005, il ne s’en cache plus. Son projet est prêt et c’est à Harvard qu’il a monté son projet avec des étudiants. Son objectif ? Faire le lien. Et c’est d’ailleurs la première histoire qu’il raconte en juin 2005 dans son discours devant les étudiants.

Faire le lien. C’est aussi l’objectif de son projet. Un projet grandiose, mondial, époustouflant. Un projet que Steve Jobs appelle The Facebook ! D’où lui est venu l’idée ? Quelles ambitions y a-t-‘il derrière sa démarche ?

Revenons en arrière en cette année si particulière. En 2005, le fameux moteur de recherche Google a encore à sa tête Bill Gates qui, non content de rencontrer le succès avec Microsoft, possède maintenant le premier moteur de recherche au monde. Bill, c’est un peu l’ennemi de Steve. Mais il y a d’autres acteurs dans la course. Le duo Sergey Brin et Larry Page ont depuis longtemps pris les commandes d’Apple en ayant évincé un certain John Sculley, un ancien de Pepsi Cola. Sergey et Larry ont réussi à redresser Apple, à l’époque moribonde, pour en faire le constructeur de voitures autonomes bien connu. Il se murmure aussi que les deux compères ont en ligne de mire un autre acteur de la Silicon Valley, l’entreprise LinkedIn détenue par un certain Elon Musk. Celui-ci n’a qu’un objectif : créer un téléphone révolutionnaire, ce que l’on appellera quelques années plus tard: un smartphone. Mais revenons à Steve Jobs et à The Facebook. D’où lui est venu l’idée ? Quelles ambitions y a-t-‘il derrière la démarche de Steve Jobs avec cet outil ?

Steve Jobs avant en tête l’idée de viralité telle qu’on la connaît aujourd’hui. Son ambition était d’abord de pouvoir communiquer au plus grand nombre, le plus vite possible, dans l’espoir de prendre de rapidité les gouvernements et de créer des espaces de discussions non censurés, de permettre au monde de tout voir, tout connaître, et dénoncer au besoin, avant que les autorités gouvernementales des pays ne puissent agir. Il voulait éradiquer le mensonge des puissants, donner la possibilité aux petits de se faire entendre, mettre tout le monde sur un pied d’égalité… Déjà, il répétait à l’envi l’une de ses citations devenue célèbre : « La créativité consiste juste à connecter les choses. »

« Creativity means connected dots ». Steve Jobs avait martelé ces mots lors de son allocution devant une centaine d’étudiants de Harvard médusés. Et ce qu’il leur avait dit, juste après, était révolutionnaire. The Facebook serait payant, serait très cher pour ses membres, mais ça serait la seule condition pour que le modèle économique soit viable sans avoir recours, sans jamais avoir recours à la publicité. C’était le prix de leur liberté, leur avait-il dit. Le prix de leur liberté.

Steve avait impérativement besoin de ses étudiants pour créer ce qu’il avait dans la tête. ils représentaient de la main d’œuvre gratuite pour créer ce fameux facebook qui allait, il en était convaincu, le rendre multi millionnaire. Alors il eut l’idée de créer plusieurs groupes de travail. Mais comment persuader ces fameux étudiants de participer gratuitement à cette idée ? Au début rien de plus facile, ils furent une bonne centaine à répondre présent, l’appât de gain leur avait fait accepter cette proposition. Au milieu de cette centaine d’étudiants, il y en avait un pas comme les autres. Il avait l’esprit révolutionnaire, un peu gauchiste. Il s’appelait Mark. Il trouvait que l’idée de Steve était géniale mais pour lui ce fameux « Facebook » devait accessible à tous et donc gratuits

Steve Jobs avait vite repéré ce jeune Mark qui était venu le voir à la fin de son discours. Ses questions étaient très précises, trop précises. Steve Jobs lui fit rapidement comprendre dans les semaines suivantes qu’il n’aurait pas sa place dans The Facebook. La gratuité de The Facebook ne pouvait qu’entrainer qu’une chose : les utilisateurs seraient des produits. Des produits pour les publicitaires. Et ça Steve n’en voulait pas.

Il voulait que les utilisateurs de The Facebook soient des clients. Des clients qui maîtriseraient leurs données. Des clients qui maîtriseraient l’intimité de leurs propos et de leurs moindres faits et gestes sur The Facebook.

Alors Steve eut une idée géniale. Il démontra à Mark qu’il lui fallait quitter The Facebook et qu’il pourrait probablement monter un business autour de la musique. Et c’est ce que fit Mark en créant le géant bien connu du nom de Spotify. Mais ça, c’est une autre histoire.

The Facebook avait maintenant 2 ans. En juin 2007, Steve Jobs et son équipe organisaient leur première grande réunion avec les développeurs, un Keynote qui allait faire couler beaucoup d’encre.

Sans que Steve ne le sache, des non-développeurs s‘étaient glissés dans cette réunion. Leurs buts n’étaient pas d’espionner, mais son projet les intéressait sur le plan humain…Ils étaient là pour le côté humain. La technique, ils n’y connaissaient rien, et même ça, ne les intéressait pas …Rapprocher les gens tout en protégeant leur données, voilà qui étaient intéressant. Leur métier ? Journaliste pour la plupart… Mais Steve ne le savait pas. Ils étaient prêts à l’aider pour relayer l’information et l’expliquer.. Expliquer pourquoi ça valait le coup de payer pour sauvegarder ses données.

Payer ne pas être un produit pour publicitaires.

Payer pour être le client et avoir des droits en tant que client, c’était un des principes fondateurs sur lequel Steve Jobs ne tergiverserait jamais. Son deuxième principe, le design pour sublimer l’expérience utilisateur. Et ça, c’était tellement important pour Steve. Pourquoi ?

Un design parfaitement étudié, qui serait universel par ses codes. Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place, il percevait déjà le potentiel de cette plateforme qui parlerait à tous, que tous pourraient prendre en main… On le voit aujourd’hui, même les personnes illettrées utilisent The Facebook, et une partie des personnes analphabètes… comment, me direz-vous ? Et bien par la classification des émotions, qui les universalise sous quelques petites formes identifiables : un pouce, puis plus tard un coeur, puis un qui rit et un qui pleure… la facilité déconcertante à commenter des images par des réactions pré mâchées… c’était la deuxième force de The Facebook, et la raison pour laquelle le design a été si décisif…

Et l’argent, me direz-vous ?

Et bien concernant l’argent, Steve avait déjà tout anticipé. Ce que nous voyons aujourd’hui dans certains pays où le revenu moyen journalier est de deux euros, et où les gens n’hésitent pas à mettre huit euros par semaine pour financer le réseau, leur forfait… Ils font des micros crédits sur 15 ou 20 mois, pour des téléphones reconditionnés qu’ils appellent « au revoir France », et ça Steve Jobs l’avait anticipé. L’argent n’était plus un moyen de distinguer les personnes, c’était un moyen de les rassembler sur ce qui devenait la nouvelle priorité, le lien virtuel et la vision d’un ailleurs…

L’argent n’était qu’un moyen

The Facebook était maintenant devenu le premier réseau social payant au monde avec, en son sein, un store d’applications permettant à tous ses utilisateurs de jouer, de converser, de réaliser des podcasts, des vidéos, de monter des projets ensemble mais aussi de faire leurs courses, d’acheter des objets, des biens et de payer en toute sécurité.

Surtout, c’était un réseau égalitaire. Chacun investissant à la hauteur de ses moyens pour créer et faire évoluer les appli et les usages, le partage était roi. Le droit d’entrée était évalué en fonction des moyens de chacun. L’effort financier pouvait sembler élevé, mais les bénéfices étaient énormes. Les applis permettaient des économies d’échelle gigantesques, tant sur le plan individuel que sociétal. Et les bénéfices étaient reversés dans le pot commun. En 2020, The Facebook avait atteint la neutralité écologique, et le revenu universel était mis en place. Pas d’enrichissement en milliards des dirigeants, chaque membre du réseau bénéficie des usages à la hauteur de ses besoins, en échange de temps de conception, d’activité ou de bénévolat au service de l’intérêt général. Il y avait bien des petits malins qui essayaient de détourner le réseau à leur propre avantage, mais globalement, les tentatives de prise de pouvoir ou de trafic étaient vite réglées car personne ne voyait plus trop l’intérêt de tout cela.

Depuis 2010, le réchauffement climatique était visible et il était nécessaire de se fédérer pour stopper les émissions de CO2 et la déforestation. The Facebook avait permis de trouver des solutions efficaces simplement grâce à l’intelligence collective. C’est là que résidait la révolution.

C’était là que résidait la véritable évolution.

Bien entendu, tout ce que tu viens de lire n’est que pure uchronie, une pure invention qui ne reflète pas la réalité.

Immense merci à MagaliIngrid et Isabelle pour avoir participé à ce cadavre exquis enregistré en direct sur Twitter Spaces.

Proposé par
PPC

Digital Evangelist, explorateur numérique né à l’ère du web 2.0, des blogs et YouTube, je suis spécialiste du live, anchorman de conférences, interviewer et podcasteur.

Entouré de cette merveilleuse Rédac'room, j'ai la joie d'animer en direct à 7h30 du mat sur Twitter #BonjourPPC, le podcast "Le digital pour tous" disponible sur Apple, Google, Spotify et Deezer.

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